23 juillet 2013

Chihuly à Montréal (1ère partie)


J'ai profité de cette belle journée pour aller visiter l'exposition Chihuly au Musée des Beaux-Arts de Montréal. Une merveille pour les yeux, un monde de rêve et de couleurs!

Dans l’espace public de la métropole, rue Sherbrooke, Chihuly nous accueille dès l’escalier extérieur. L’œuvre monumentale Le Soleil forme une tour arrondie de plus de quatre mètres de diamètre émettant des rayons composés de vrilles de couleurs primaires – deux teintes de jaune –, avec plusieurs éléments bleus ou rouges.



Chihuly a eu l’idée d’habiller la colonnade du péristyle qui couronne le majestueux escalier du pavillon Hornstein. Cette Colonnade persane monumentale introduit dans l’univers floral et coloré de l’artiste. La visite immersive débute avec une gigantesque forêt idyllique de Roseaux turquoise, constituée de 199 formes lancéolées, fichées dans d’anciens troncs de thuyas géants. Spectaculaire, cette installation réunit des couleurs, des densités et des textures diamétralement opposées.




Le Plafond persan est une des œuvres de Chihuly les plus appréciées du public. Il comporte une multitude de rondels aux formes variées et aux couleurs vives, disposés par accumulation sur des plaques de verre transparent. Subtilement éclairé, l’ensemble crée un effet kaléidoscopique de répétition et d’infini, qui rappelle l’espace magique du tapis persan. Attention ! Il faudra peut-être s’allonger au sol pour en apprécier toute la splendeur.




Suspendus ou dressés vers le ciel, les Lustres et les Tours aux contours hirsutes sont des exploits formels combinant le verre soufflé à des armatures d’acier de plusieurs centaines de kilos chacune. Leurs configurations complémentaires rappellent les stalagmites et les stalactites des cavernes. Ananas rouge, un lustre perdu, recréé pour le MBAM ! En 1997, Dale Chihuly a été invité à travailler dans la commune de Vianne, en France, conjointement avec les souffleurs de verre de l’équipe française présente sur place. « Nous avons travaillé pendant presque dix jours et, vers la fin, nous avons réalisé l’un de mes lustres les plus remarquables. J’avais d’abord examiné tous les moules intéressants qu’utilisait l’atelier pour fabriquer des abat-jours. J’ai choisi un superbe moule en forme d’ananas, et j’ai décidé d’en faire quelque chose que je n’avais jamais essayé en trente-cinq ans de carrière. » Une fois l’œuvre terminée, toutes les pièces de verre ont été emballées dans deux conteneurs de 12 mètres cubes pour être expédiées à Seattle par bateau. Malheureusement, le navire a subi une tempête au beau milieu de l’Atlantique et l’un des conteneurs a sombré, emportant l’Ananas avec lui. « Mon magnifique lustre a été perdu à jamais. Quinze ans plus tard, au moment où je préparais mon exposition au Musée des beaux-arts de Montréal, je me suis dit que c’était l’occasion idéale de recréer l’Ananas rouge », conclut Dale Chihuly.











à suivre...

4 commentaires:

  1. Est-ce toi qui nous avais déjà montré le soleil? J'avais découvert cet artiste époustouflant par l'intermédiaire d'un blog! J'aime ce foisonnement des formes et le côté complètement fou de ses créations, entre fleurs et fonds sous-marins...

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    1. J'en avais parlé le 10 juin en apprenant l'ouverture de cette expo. En visitant les différentes salles de l'expo on a l'impression de pénétrer dans des univers imaginaires fantastiques et féériques. J'y retournerai dans les semaines à venir.
      Bonne journée Gine!

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  2. Magnifique post! j'adore toutes tes photos, c'est remarquable !
    Très bon week-end à toi!
    Cath

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